Des psychanalystes au chevet du malaise dans la civilisation

  • Colloque  du 3 & 4 Octobre 2020

    Colloque

    COLLOQUE REPORTÉ (Octobre 2021)

    « Si je commence par l’amour, c’est que l’amour est pour tous – ils ont beau le nier – la grande chose de la vie ». Baudelaire

    Lacan a beaucoup parlé de l’amour, enrichi qu’il était par sa culture littéraire, poétique, philosophique, mystique…Il commence par l’amour narcissique, corrélatif de son fameux stade du miroir. [...] lire la suite ...

    Inscriptions :

  • Intervenants 2019

    • Benoît Jacquot

      Benoît Jacquot
      Réalisateur, Scénariste, Acteur
    • Esthela SOLANO SUAREZ

      Titre non communiqué

      Esthela Solano Suarez
      psychanalyste, membre de l’ECF et de l’AMP
    • Claudine COHEN

      Titre non communiqué

      Claudine COHEN
      philosophe et historienne des sciences française, spécialiste de l'histoire de la paléontologie et des représentations de la Préhistoire
    • Richard MÈMETEAU

      TITRE NON COMMUNIQUE

      Richard Mèmeteau
      professeur de philosophie. Observateur de la vie pop culturelle
    • Mariette DARRIGRAND

      Quatre paroles et une vérité

      Mariette DARRIGRAND
      Sémiologue, dirige le cabinet Des Faits et Signes, spécialisée dans l'analyse du discours médiatique
    • Zeev GOURARIER

      Titre non communiqué

      Zeev GOURARIER
      conservateur de musée français. Il est l'actuel directeur scientifique et des collections du Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée de Marseille.
    • Clothilde LEGUIL

      Titre non communiqué

      Clothilde Leguil
      Psychanalyste, membre de l’ECF et de l’AMP, Ecrivaine
    • Marc LÉVY

      OUVERTURE

      Marc LEVY
      Psychiatre, psychanalyste, membre de l’ECF et de l’AMP, président de l’association du Collège des Humanités
    • Augustin MENARD

      CONCLUSION

      Augustin MENARD
      Psychiatre, psychanalyste, membre de l’ECF et de l’AMP
    • Benoît Jacquot
    • Esthela SOLANO SUAREZ
    • Claudine COHEN
    • Richard MÈMETEAU
    • Mariette DARRIGRAND
    • Zeev GOURARIER
    • Clothilde LEGUIL
    • Marc LÉVY
    • Augustin MENARD
  • Le Collège des Humanités

    Qui sommes-nous ?

    Le Collège des Humanités, association des psychanalystes d'orientation lacanienne, vise à interroger le malaise de notre civilisation, à en déchiffrer les impasses, à la faveur d'un dialogue avec les représentants d'autres disciplines,discours et spécialités, tous animés d'un souci éthique à l'endroit du sujet, de sa singularité, et de ses modalités de vie. lire la suite ...

  • Actes des colloques précédents

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    COLLOQUE REPORTÉ (Octobre 2021)

    « Si je commence par l’amour, c’est que l’amour est pour tous – ils ont beau le nier – la grande chose de la vie ». Baudelaire

    Lacan a beaucoup parlé de l’amour, enrichi qu’il était par sa culture littéraire, poétique, philosophique, mystique…Il commence par l’amour narcissique, corrélatif de son fameux stade du miroir. [...] lire la suite ...

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    • Benoît Jacquot

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      Mariette DARRIGRAND
      Sémiologue, dirige le cabinet Des Faits et Signes, spécialisée dans l'analyse du discours médiatique
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      Marc LEVY
      Psychiatre, psychanalyste, membre de l’ECF et de l’AMP, président de l’association du Collège des Humanités
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      CONCLUSION

      Augustin MENARD
      Psychiatre, psychanalyste, membre de l’ECF et de l’AMP
    • Benoît Jacquot
    • Esthela SOLANO SUAREZ
    • Claudine COHEN
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    • Zeev GOURARIER
    • Clothilde LEGUIL
    • Marc LÉVY
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  • Le Collège des Humanités

    Qui sommes-nous ?

    Le Collège des Humanités, association des psychanalystes d'orientation lacanienne, vise à interroger le malaise de notre civilisation, à en déchiffrer les impasses, à la faveur d'un dialogue avec les représentants d'autres disciplines,discours et spécialités, tous animés d'un souci éthique à l'endroit du sujet, de sa singularité, et de ses modalités de vie. lire la suite ...

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ET L'AMOUR ... ?

« Si je commence par l’amour, c’est que l’amour est pour tous – ils ont beau le nier – la grande chose de la vie ». Baudelaire

Lacan a beaucoup parlé de l’amour, enrichi qu’il était par sa culture littéraire, poétique, philosophique, mystique…Il commence par l’amour narcissique, corrélatif de son fameux stade du miroir. L’image est alors fondamentale, l’objet aimé n’est autre que son propre moi. C’est l’amour qui rend fou, quand on ne sait plus où commence l’un et où finit l’autre ! C’est aussi l’attachement mortel du coup de foudre. En rester là procéderait d’un ravalement. 

Lacan va donc extraire l’amour de son engluement narcissique pour en faire un pacte symbolique dans « les dits de l’amour » à la condition qu’une « liberté accepte de se renoncer elle même ». Dans le même souci d’atténuer la capture narcissique, il passera du « pacte » au « don actif » disant alors que « l’amour c’est donner ce qu’on n’a pas à quelqu’un qui n’en veut pas », et introduisant de ce fait la dimension du manque.

Puis, adossé à Hegel et Heidegger, il va faire de l’amour une passion de l’être, aux cotés de la haine et de l’ignorance, situant l’amour au joint de la parole et de l’image. L’amour devient alors une des voies par lesquelles l’être se réalise. Ces passions de l’être Lacan les traduira d’un mot : «  l’hainamoration »…pas d’amour sans haine !

Mais, considérant que l’amour  vise un au delà de l’objet, Lacan en  vient à interroger l’amour courtois et l’amour mystique. L’amour courtois, chanté par les troubadours, se délectait de mettre en mots le corps de la Dame pour ne pas y toucher…Quant à l’amour mystique, offrant  l’illusion d’un amour pur, il invite à jouir du renoncement à toutes jouissances ! L’Eglise s’est quelque peu rétractée en proposant « l’amour du prochain » pour faire limite au mal.

Alors vient une question : que faire du désir ? Admettons que le désir cherche une satisfaction et que l’amour vise l’être. Mais quel objet pour satisfaire le désir ?

Un complément sexuel ? Soit ! Mais est-ce suffisant ? En réalité, l’objet recherché n’a pas d’existence matérielle alors même qu’il est la cause du désir humain. C’est le fameux objet dit « petit a » par Lacan. Causé par l’objet perdu du seul fait d’être né et déterminé par le manque, le désir visera des objets susceptibles de se substituer à l’être, pourtant inatteignable. Car l’objet manque et qu’il y a du manque dans l’objet…

C’est pourquoi dans le champ de l’amour il n’y a que des signes. Et l’amour en demande toujours plus, on ne sait pas quoi, à moins qu’il s’agisse de l’objet perdu, ce « vide de la Chose » qu’évoquait Freud.

La voie est désormais ouverte à Lacan qui, préoccupé par le désir, va interroger ce qui en fait le ressort : la jouissance. Nous voici parvenus à l’étreinte des corps qui bien qu’enlacés ne se confondent jamais en un…Rien ne peut se dire de la jouissance du partenaire : « Il n’y a pas de rapport sexuel ». Ca cloche au pays des « parlêtres », incomplétude, aléatoire, leurre et boiteries diverses sont au rendez-vous !

L’amour vient ici nous secourir : il est une suppléance à ce rapport qui n’existe pas.

Parlons plutôt  « d’amur » comme le préconisait Lacan : le mur de l’objet petit a, le mur du langage portant le malentendu, le mur du non-rapport sexuel. IL y a donc une butée, l’impossible est un nom du réel. L’amour est par hasard la rencontre de deux savoirs insus…Alors, l’amour ? Une reconnaissance de l’impossible ??

Mais à l’heure où l’objet fascine et où la jouissance vient supplanter le désir, quid de cet impossible ? Quid de l’amour ?

Marc Lévy

« Si je commence par l’amour, c’est que l’amour est pour tous – ils ont beau le nier – la grande chose de la vie ». Baudelaire


Lacan a beaucoup parlé de l’amour, enrichi qu’il était par sa culture littéraire, poétique, philosophique, mystique…Il commence par l’amour narcissique, corrélatif de son fameux stade du miroir. L’image est alors fondamentale, l’objet aimé n’est autre que son propre moi. C’est l’amour qui rend fou, quand on ne sait plus où commence l’un et où finit l’autre ! C’est aussi l’attachement mortel du coup de foudre. En rester là procéderait d’un ravalement. 


Lacan va donc extraire l’amour de son engluement narcissique pour en faire un pacte symbolique dans « les dits de l’amour » à la condition qu’une « liberté accepte de se renoncer elle même ». Dans le même souci d’atténuer la capture narcissique, il passera du « pacte » au « don actif » disant alors que « l’amour c’est donner ce qu’on n’a pas à quelqu’un qui n’en veut pas », et introduisant de ce fait la dimension du manque.


Puis, adossé à Hegel et Heidegger, il va faire de l’amour une passion de l’être, aux cotés de la haine et de l’ignorance, situant l’amour au joint de la parole et de l’image. L’amour devient alors une des voies par lesquelles l’être se réalise. Ces passions de l’être Lacan les traduira d’un mot : «  l’hainamoration »…pas d’amour sans haine !


Mais, considérant que l’amour  vise un au delà de l’objet, Lacan en  vient à interroger l’amour courtois et l’amour mystique. L’amour courtois, chanté par les troubadours, se délectait de mettre en mots le corps de la Dame pour ne pas y toucher…Quant à l’amour mystique, offrant  l’illusion d’un amour pur, il invite à jouir du renoncement à toutes jouissances ! L’Eglise s’est quelque peu rétractée en proposant « l’amour du prochain » pour faire limite au mal.


Alors vient une question : que faire du désir ? Admettons que le désir cherche une satisfaction et que l’amour vise l’être. Mais quel objet pour satisfaire le désir ?

Un complément sexuel ? Soit ! Mais est-ce suffisant ? En réalité, l’objet recherché n’a pas d’existence matérielle alors même qu’il est la cause du désir humain. C’est le fameux objet dit « petit a » par Lacan. Causé par l’objet perdu du seul fait d’être né et déterminé par le manque, le désir visera des objets susceptibles de se substituer à l’être, pourtant inatteignable. Car l’objet manque et qu’il y a du manque dans l’objet…


C’est pourquoi dans le champ de l’amour il n’y a que des signes. Et l’amour en demande toujours plus, on ne sait pas quoi, à moins qu’il s’agisse de l’objet perdu, ce « vide de la Chose » qu’évoquait Freud.

La voie est désormais ouverte à Lacan qui, préoccupé par le désir, va interroger ce qui en fait le ressort : la jouissance. Nous voici parvenus à l’étreinte des corps qui bien qu’enlacés ne se confondent jamais en un…Rien ne peut se dire de la jouissance du partenaire : « Il n’y a pas de rapport sexuel ». Ca cloche au pays des « parlêtres », incomplétude, aléatoire, leurre et boiteries diverses sont au rendez-vous !


L’amour vient ici nous secourir : il est une suppléance à ce rapport qui n’existe pas.

Parlons plutôt  « d’amur » comme le préconisait Lacan : le mur de l’objet petit a, le mur du langage portant le malentendu, le mur du non-rapport sexuel. IL y a donc une butée, l’impossible est un nom du réel. L’amour est par hasard la rencontre de deux savoirs insus…Alors, l’amour ? Une reconnaissance de l’impossible ??


Mais à l’heure où l’objet fascine et où la jouissance vient supplanter le désir, quid de cet impossible ? Quid de l’amour ?

  • PEUT-ON VIVRE ENSEMBLE ?

    PEUT-ON VIVRE ENSEMBLE ?

    « Le vivre ensemble », substantif des temps modernes, fleurit sur toutes les lèvres prétendument autorisées, souvent pour soutenir une argumentation défaillante, parfois pour pointer un idéal à atteindre, toujours pour témoigner d’une impuissance.
  • ET SI NOS VIES N'ÉTAIENT QU'ÉNIGME ?

    ET SI NOS VIES N'ÉTAIENT QU'ÉNIGME ?

    L’homme parle et ne sait pas ce qu’il dit, il désire mais ne sait pas quoi, il jouit mais ne s’en satisfait pas… Il y a chez l’être humain – parlêtre dirait Lacan – cette vibration intime et secrète de la chair depuis que le Verbe l’a percuté et cette vibration, cette pulsation, c’est le vivant.
  • LE DÉSIR ET SES EMBROUILLES

    LE DÉSIR ET SES EMBROUILLES

    «Le désir c'est le point problématique où le sujet répond à un appel de l’être et du vouloir, sous une forme opaque, après qu’il n’ait pu dire ce qu’il souhaite ni ce qu’il veut » J. Lacan
  • HOMME, FEMME... QUEL RAPPORT ?

    HOMME, FEMME... QUEL RAPPORT ?

    Que savons-nous de la jouissance de notre partenaire ? Que pourrions-nous en dire ? D’où procède pour nous, humains, la nécessité d’évoquer cette question depuis la nuit des temps ? L’amour peut-il en répondre ?
 Chacun de nos invités, dans sa spécialité et avec son style tentera d’en témoigner…
  • DE L'ARGENT

    DE L'ARGENT

    Dans les voyages divers et variés que l’argent effectue dans nos échanges désormais mondialisés, c’est cette dette qui circule, toujours la même, celle qui nous fonde…
  • DE L'AUTORITÉ

    DE L'AUTORITÉ

    La question de l'autorité est aujourd'hui au centre d'une polémique qui traverse toutes les sphères de la vie familiale, sociale, éducative, politique, économique. Il y aurait une crise de l'autorité…

    Voir +

  • L'HOMME DU XXI° SIÈCLE, ET SON MALAISE...

    L'HOMME DU XXI° SIÈCLE, ET SON MALAISE...

    L'homme du XXI° Siècle serait-il différent de celui des siècles passés ? En quoi "la souffrance de l'être et la douleur d'exister " ...

    Centre Rabelais